Lea Tania Lo Cicero

     Lea Tania Lo Cicero se situe dans une zone indéfinissable mais passionnante entre musique et arts plastiques.

     C’est peu dire que son parcours est atypique puisqu’elle a commencé par le chant jazz avant de réaliser des études plastiques à Lausanne, puis de musique électroacoustique à Genève et revient aujourd’hui à une pratique du chant live dans des performances et des installations sonores.
Un parcours singulier mais mu depuis longtemps par la même obsession artistique avec le projet au long cours One Voice : sa voix est une matière plastique qu’elle sculpte en virtuose !

     Elle improvise et enregistre sa voix, en extrait des motifs sonores, qu’elle décontextualise pour en faire des matières abstraites, créant une distance entre la voix et son interprète. Elle travaille ensuite les enregistrements pour réaliser des bandes sonores faites de montages très fins et des superpositions de pistes, redéfinissant les réciprocités entre la voix, l’interprétation et la composition.

Diane Blondeau

     Formée au piano classique et jazz au Conservatoire national de Nice, elle poursuit des études d’histoire de l’art et archéologie à Nanterre X. En 2012, elle obtient son DNSEP à la Villa Arson, école nationale supérieure d’art à Nice.

     Depuis quatre ans, elle est basée à Dijon où elle a obtenu un atelier de la ville à la Halle 38 et une aide à l’installation de la DRAC Bourgogne Franche-Comté, afin de monter son studio son et acquérir du matériel de captation sonore.

     Elle participe à de nombreuses expositions collectives : FROM AND TO au Centre d’Art de la Villa Arson à Nice et au Kunst Merano en Italie, Ah que la guerre est cubiste ! au Musée Fernand Léger à Biot, Ad Hoc avec le collectif Culbuto à La Station à Nice, Venice Beach Galaxy X-Gold pour le Printemps de l’Art Contemporain à Marseille… Elle obtient en 2019 la résidence Storefront au Frac Bourgogne à Dijon.

     Elle co-signe Talking Dance, un projet de pièces chorégraphiques sonores initiés par Valérie Castan. Elle réalise la création sonore des pièces chorégraphiques A la recherche du ______________ et Vous voyez ce que je veux dire de Bruno Freire au CCN de Montpellier, des pièces / performances Étalon par Défaut au MACVAL et Scruffy Shot au C-TAKT Dommelhof de Pauline Brun. Elle effectue également la régie vidéo sur Suite n°2 de Joris Lacoste.

     Parallèlement, elle collabore de près avec Chris Cadillac sur Las Vanitas, Claptrap et Cécile à différents postes – création sonore, video, régie générale et réalise des captations sonores pour des films d’artistes. Par ailleurs, elle développe un travail pédagogique en tant qu’artiste visuelle et sonore, lors de workshops avec différents publics, notamment en milieu scolaire.

Cécile Thévenot

     Cécile Thévenot est musicienne pianiste. Elle se forme au conservatoire de Dijon, à la Music Academy de Turku (Finlande) et à la Musikhochschule de Karlsruhe (Allemagne). Elle est également diplômée d’une Licence de Musicologie et d’un Diplôme d’Etat de pédagogie (CEFEDEM de Metz).

     Instinctivement, la musicienne, pianiste investit et explore les contrées des musiques contemporaines, expérimentales et improvisées. Son langage intègre, accole, confronte les matières sonores et musicales. L’instrument piano se trouve visité dans son ensemble, intérieurs et extérieurs, cordes et métaux. Quelques objets « préparés » viennent transformer ses sonorités.

     En tant que membre du collectif dijonnais « La Générale d’Expérimentation » initié par Why Note, elle poursuit ses investigations ; elle rencontre les musiciens Didier Ashour, Didier Petit, Lê Quan Ninh, Sylvain Kassap, Nadia Rastimandresy. Elle rejoint également le groupe Art-Zoyd, collabore entre autres avec Thierry Zaboitzeff, la compagnie Editta Braun.

     Dans sa pratique la pianiste questionne également la mise en scène de la musique, sa rencontre avec d’autres disciplines en participant étroitement à la création de plusieurs formes spectacles et performances (musique et art sonore, art plastique, danse contemporaine) et en intervenant auprès des étudiants du CEFEDEM de Lorraine.

Jean-Baptiste Masson

     Parallèlement au projet Dodo en Do (Dièse), Jean-Baptiste Masson mène un travail d’écriture musicale, pour instruments ou dispositif electroacoustique, et des recherches plus fondamentales sur les effets du son et de la musique pour la relaxation, l’apaisement de la tension nerveuse, l’endormissement.

     Avec la Générale d’Expérimentation, il réunit ces deux pratiques pour la conception d’une performance entre concert et séance de relaxation, dans laquelle les ondes sonores agissent littéralement sur notre cerveau.

Anne Briset

    Musicienne (Percussionniste) Diplômée du CRR de Chalon Sur Saône, de l’ENM de Créteil, de la Haute Ecole de Musique de Genève et ayant obtenu le Diplôme d’Etat d’enseignement artistique, Anne Briset est une percussionniste aux multiples facettes. Son goût prononcé pour l’orchestre l’a mené une année au sein de l’Orchestre Philharmonique de Durban (KZNPO) en Afrique du Sud en tant que Percussionniste Principale. Depuis, elle se produit régulièrement à l’Opéra de Lyon et à l’Orchestre de Suisse Romande. Attachant une grande importance à la création, elle est très engagée au sein de l’Ensemble Batida ainsi que l’Assocation Eklekto, elle est également engagée sur des projets performatifs tel que « La Horde » de la « Compagnie IF ». Elle se forme dans d’autres disciplines et esthétiques artistiques telles que la contrebasse jazz/classique et collabore avec des artistes de tous horizons.

Cyprien Busolini

     Après des études classiques d’alto, Cyprien Busolini se focalise essentiellement sur le répertoire contemporain et l’improvisation.

     Il a obtenu un 1er prix d’alto au CNR de Rueil-Malmaison dans la classe de Françoise Gneri, puis il s’est perfectionné auprès de P.Faure et P.H.Xuereb. Son grand intérêt pour la musique contemporaine et tout particulièrement pour les nouvelles oeuvres lui permet de travailler avec de nombreux compositeurs comme L.Naon, H.U.Lehmann, T.Johnson, J.L.Guionnet… Il a par ailleurs, joué ou créé certaines de leurs pièces solistes ou d’ensembles. L’improvisation lui permet de travailler d’autres champs sonores et d’explorer son instrument de façon plus personnelle, notamment sur des paramètres non mélodiques et non harmoniques mais plus axé sur la matière du son.

     Régulièrement, il travaille avec des danseurs, comédiens, soit en improvisation soit pour des spectacles dont il élabore la partie musicale.

     D’autre part, il anime ponctuellement des ateliers d’improvisation pour les enfants. Il joue actuellement dans différents ensembles, Dedalus, Onceim, et différents groupes d’improvisation ainsi que dans l’ensemble Fratres, ensemble de musique ancienne sur instruments anciens.

     Il a réalisé plusieurs enregistrement en solo ou avec l’ensemble Dedalus, l’ensemble Diagonal, mais aussi avec Garth Knox et différents disques d’improvisation.

Sébastien Roux

     Sébastien Roux compose de la musique expérimentale qu’il donne à entendre sous la forme de disques, de séances d’écoute, d’installations  ou parcours sonores, d’œuvres radiophoniques. Il travaille autour des  questions de l’écoute, de l’espace sonore et de la composition à partir de contraintes formelles. Depuis 2011, il développe une approche basée sur le principe de  traduction sonore, qui consiste à utiliser une œuvre pré-existante  (visuelle, musicale, littéraire) comme partition pour une nouvelle pièce sonore. Ce procédé a donné lieu à Quatuor, musique électro-acoustique d’après le 10ème Quatuor de Beethoven et Nouvelle, pièce radiophonique basée sur La légende de Saint Julien l’Hospitalier de Flaubert. Le développement le plus récent de ce processus de traduction est Inevitable Music, dont la démarche vise à utiliser les règles et les  techniques des dessins muraux de Sol LeWitt à des fins sonores.

     En parallèle, Roux collabore régulièrement avec des artistes issus de différentes disciplines. Il travaille avec l’auteure Célia Houdart et le scénographe Olivier Vadrot sur des projets transdisciplinaires et in situ. Il a également réalisé l’environnement sonore de plusieurs pièces chorégraphiques de DD Dorvillier, Sylvain Prunenec et Rémy Héritier. Assistant musical à l’Ircam pour Georges Aperghis, Gérard Pesson et  Bruno Mantovani, il a de plus collaboré avec Morton Subotnick pour  Parades and Changes, replays de Anne Collod et Anna Halprin.

     Il a bénéficié de commandes et de résidences de la part de EMPAC (USA), de Deutschlandradio Kultur, de la WDR (Westdeutscher Rundfunk), du ZKM  (Zentrum für Kunst und Medientechnologie), de la RSR (Radio Suisse  Romande), du GRM (Groupe de Recherches Musicales), de la Scène Nationale  de Montbéliard, de La Muse en Circuit – Centre National de Création  Musicale, de CESARE – CNCM et du GMEM (Groupe de Musique Expérimental de  Marseille) – CNCM. Il a été lauréat de la Villa Médicis hors-les-murs  (USA, 2012) et du concours d’art radiophonique de La Muse en Circuit.

     Il a été pensionnaire de la Villa Médicis à Rome lors de la saison 2015-2016.

Baptiste Chatel

     Diplômé en génie mécanique et en psychologie cognitive, bricoleur et chercheur en bidouilles de haut, moyen et bas niveau, Baptiste s’intéresse principalement aux notions d’interaction, de systèmes génératifs et de détournement. Il accouple ainsi fréquemment logiciel et matériel afin de produire et/ou contrôler sons, lumières et vidéos pour des spectacles, concerts ou installations.

     Son côté musicien (laptop, basse) l’amène dans les eaux du post-rock et de la musique électronique, expérimentale et contemporaine, appréciant aussi bien un battement de sinusoïdales qu’un long crescendo de guitares saturées. Baptiste combine ces centres d’intérêts dans des réalisations qui mêlent le numérique et le physique, toujours à la frontière entre le discret et le continu : au gré des collaborations, il développe ainsi le rapport entre les monde sonore, visuel et tactile dans des installations interactives (Plaques/Rumeurs, La cage aux fauves, Séquenceur génétique) ou autonomes mais génératives (Gros animal, Salle de classe). Il travaille également à la création sonore pour le théâtre (Cie des Faux-Fuyants, Cie Ces Messieurs Sérieux, Cie Les Écorchés) et des installations (Ping……Pong), et crée des dispositifs électromécano- informatiques spécifiques à la base de spectacles (Le Mur du Son, Percuson, Human Arcade, Objecto Sonata, La Nuit au Jardin).

     Avec le collectif la Générale d’Expérimentation, Baptiste a joué avec Jean-Marc Montera, Didier Aschour et Sylvain Kassap.On a pu également le rencontrer aux festivals Sons de plateaux (Marseille), Dièse (Dijon), Châlon dans la rue (in), Rhyzomes – Zoophonies (Aubervilliers), Entre cour et jardin (Barbirey sur Ouche), Strade del cinema (Aosta), les Nuits Sonores (Lyon)…

Benoit Kilian

     Le son, la matière sonore ne cesse de l’attirer, et c’est ainsi que l’improvisation s’impose comme l’évidence de sa pratique.

     Et voilà pourquoi, survient l’idée d’électrifier un Berimbau, puis d’en fabriquer un en buis….. ce sera BrmB, joué dans GHOTUL, et parfois en solo.

     Plus de codes, plus de place déterminée, ni accompagnateur, ni soliste, ni leader, ni exécutant, juste de l’Utopie Fraternelle et du spirit.

     Il se retrouve pleinement dans la création et la vie du collectif de la Générale d’Expérimentation, c’est bon pour les nouvelles expériences !

     Il collabore ainsi avec Laborintus, créé des unions durables, joue avec Jean-Luc Petit,  Jérôme Noetinger, Benjamin Duboc, Jean Marc Foussat (Marteau Rouge …) monte Nük, Nük Elektrik, Kod B, et se lance pour 2014 dans un projet ambitieux et passionnant autour de H.D.Thoreau : L’Arpenteur.

     Plus récemment, le solo, sur une grosse caisse de 36  » : GCH36

     Il trouve la solution pour unir les vins vivants et sa musique naturelle dans le projet Le Son des Flacons où le vin devient subitement partition.

     Voici comment s’articulent ses ambitions artistiques, dans plusieurs directions, avec un seul but, faire de la musique, pour vivre.

Yoann Piovoso

     Multi-instrumentiste (claviers, batterie, ordinateur, voix…), Yoann Piovoso a débuté son parcours du côté du jazz et propose aujourd’hui une musique expérimentale inspirée, souvent planante et toujours mélodique.